Un plan de relance pour un meilleur accompagnement des Euréliens

Par eurelien.fr
//  Publié le
05-01-2021
//  Mis à jour le 05-01-2021
Temps de lecture : 8 min

Parce que la solidarité est l’une des missions phare des Départements, celui d’Eure-et-Loir la met au coeur de son projet de relance. L’un des exemples de cette volonté de politique sociale se lit dans l’évolution des Maisons de la Solidarité et de la Citoyenneté.

Elles sont cinq dans le département. Il y en a deux à Chartres, une à Dreux, une à Châteaudun et une cinquième à Nogent-le-Rotrou. Les maisons départementales de la solidarité et de la citoyenneté ne sont pas une nouveauté. Les Euréliens ne vont pas voir fleurir de nouveaux bâtiments dans le paysage. Mais, à la faveur du plan de relance, ils vont connaître rapidement les effets de l’évolution du fonctionnement de ces institutions. Le Département cultive la proximité pour faciliter la vie quotidienne de tous. La vocation d’une maison départementale de la solidarité et de la citoyenneté est un exemple concret de cette proximité puisqu’elle est là pour accueillir les usagers et leur permettre d’accéder à des droits, des aides, des services qui vont faciliter leur vie quotidienne, leur vie familiale et leur insertion notamment économique.

Des réponses plus rapides

La crise sanitaire s’impose au Département avec son lot de familles fragilisées par les conséquences économiques des deux périodes de confinement. La situation des Euréliens déjà en proie à la précarité ne s’arrange pas ; celle de foyers jusque-là épargnés se détériore. Pas question pour le Président du Conseil départemental d’oublier une seule frange de la population, il prévient : «Prenons garde : le principe de solidarité s’épuise quand un certain nombre de citoyens s’en estime exclu ».

C’est bien cette réflexion qui anime les services du Département où l’on constate que beaucoup de gens ne connaissent pas leurs droits, ignorent tout des aides auxquelles ils pourraient avoir droit. Souvent des personnes qui gagnent un Smic se plaignent de n’avoir droit à aucune aide. Pourtant, il existe des coups de pouce possibles pour les salaires modestes. Peu de gens savent, par exemple, qu’il existe une complémentaire santé solidaire pour ceux qui n’ont pas de mutuelle. C’est ce genre de réponses que les personnels des maisons départementales de solidarité et de citoyenneté sont en mesure d’apporter immédiatement à un usager.

Un interlocuteur unique par usager

Pour rendre plus efficace ce service de proximité, le Département a décidé de réorganiser ses directions qui auront plus d’autonomie. L’objectif est de rapprocher le pouvoir de décision du terrain. Résultat : le directeur de chaque maison aura le pouvoir de décider sans en référer à sa hiérarchie, faisant économiser le temps d’examen de huit intermédiaires. Un gain de temps pour tous les travailleurs sociaux du Département, une réponse rapide pour une personne fragilisée et une efficacité qui favorise le retour de la confiance dans les institutions. Cette recherche d’efficacité passe aussi par la création d’un interlocuteur personnalisé par usager. Un technicien de la collectivité précise « Prenons l’exemple d’une jeune femme qui élève seule ses enfants et qui n’a pas d’emploi. Elle a recours à différents services : celui du RSA mais aussi à la CAF, à la PMI... L’idée est qu’elle ait un référent de parcours qui puisse avoir une vision globale de sa situation et mieux l’accompagner ». Pas question d’empiéter sur le travail des personnels de la CAF, de la PMI ou les assistants sociaux... mais d’offrir un interlocuteur unique et identifié, au sein de la maison départementale de solidarité et de citoyenneté qui fera le lien et pourra orienter au mieux l’usager dans cette forêt administrative.

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